
La Clinique juridique Rosa Parks pour les droits humains propose aux étudiant·es de Master en droit de l’UCLouvain de réaliser leur mémoire de fin d’études en collaboration avec des associations investies dans le domaine des droits humains.
La Clinique entend ainsi nourrir le dialogue entre le monde académique et la société civile.
Notre organisation fait partie de deux réseaux internationaux : le Réseau des cliniques juridiques francophones et le réseau Mercator qui œuvre en matière migratoire.
3 objectifs
Pédagogique
La Clinique constitue une occasion unique pour les étudiant·es de mettre leurs compétences au service de la société, et ainsi d’acquérir une véritable expérience professionnelle dans le domaine des humains. Cette approche de learning by doing leur permet de développer des connaissances dans d’autres disciplines que le droit, et certaines compétences clés :
- Analyser les problématiques dans leur globalité ;
- Communiquer avec aisance, rendre le droit acce-ssible ;
- Travailler efficacement en équipe ;
- Gérer un projet, organiser son activité et faire preuve d’initiative ;
- Adopter une réflexion durable et systémique.
Social
Dans son mandat de défense des droits humains, les étudiant·es de la Clinique juridique Rosa Parks sont amené·es sur des thématiques variées, telles que les droits humains et environnementaux face au changement climatique, la lutte contre toute forme de discrimination, la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, les droits des personnes migrantes, l’accès à la justice, etc.
La Clinique s’adapte autant que possible aux demandes de ses partenaires, et ainsi à l’actualité des droits humains, selon l’approche du Service Learning, qui articule apprentissages académiques et expériences de terrain au service de la société, tout en favorisant chez les étudiantes et étudiants le développement d’une posture réflexive.
Académique
Les recherches effectuées par les étudiant·es au sein de la Clinique visent à répondre aux questions juridiques que se pose la société civile. Le croisement entre savoirs théoriques et expertise de terrain contribue à enrichir la recherche en droits humains.
Dans la poursuite de cette objectif, la Clinique s’efforce d’intégrer une approche décoloniale et inclusive et questionner les structures de pouvoir dans la production-même du savoir académique. Les étudiant·es sont ainsi invité·es à :
- Interroger la circulation des savoirs juridiques et la manière dont certaines grilles d’analyse, souvent issues du Nord global, peuvent dominer la compréhension des enjeux sociaux ;
- Prendre en considération les asymétries de pouvoir et les risques de reproduction de rapports coloniaux dans les pratiques de recherche, notamment dans le domaine des migrations ;
- Adopter une posture réflexive, attentive aux voix marginalisées, afin de produire des analyses plus inclusives, représentatives et sensibles au contexte.
Pour approfondir
Le modèle pédagogique des cliniques juridiques fait l’objet d’une littérature abondante. Parmi les références de base :
BONILLA Daniel, « Legal Clinics in the Global North and South: Between Equality and Subordination – An Essay », Yale Human Rights and Development Law Journal, vol. 16, n° 1, 2013, 41 p. –> Site en maintenance mais c’était l’URL : https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2511370
BARKASKAS Patricia et BUHLER Sarah, « Beyond Reconciliation: Decolonizing Clinical Legal Education », Journal of Law and Social Policy, vol. 26, 2017, pp. 1-20, DOI : https://digitalcommons.osgoode.yorku.ca/jlsp/vol26/iss1/1/