La Clinique juridique Rosa Parks a eu l’occasion de contribuer à différents contentieux stratégiques qui visent à travers une affaire dite « emblématique » à faire évoluer le droit ou la société sur certaines questions. De telles affaires permettent aux étudiant·es de se familiariser avec différents rôles et métiers : le travail technique d’avocat·e ; le plaidoyer au contact d’organisations civiles ; la communication, qui peut passer par différents médiums (blogposts, podcasts, productions artistiques, interpellations publiques, etc.).



Exemples de cas
2020
Des étudiant·es ont participé au travail de préparation du procès intenté suite au décès, en 2018, de Mawda ; une enfant kurde de deux ans, lors d’une intervention policière sur l’autoroute près de Mons. Elle se trouvait dans une camionnette avec sa famille, qui fuyait les violences de leur pays d’origine, dans l’espoir de rejoindre un lieu plus sûr et d’y construire une vie meilleure.
Depuis 2023
Depuis 2023, plusieurs groupes d’étudiant·es clinicien·nes mènent également des recherches pour appuyer le Farmer case. À l’origine de cette affaire se trouve Hugues Falys, un agriculteur du Hainaut, qui subit de plein fouet les effets du dérèglement climatique, la multiplication des événements climatiques extrêmes entraînant des pertes importantes, un surcroît de travail, un stress permanent et une immense inquiétude pour les années à venir.
Hugues a donc décidé de poursuivre en justice TotalEnergies, l’une des multinationales qui, de par ses émissions de gaz à effet de serre, contribue au dérèglement climatique. Jamais encore, une multinationale ne s’est retrouvée devant les tribunaux belges pour ce motif.
Les étudiant·es se sont ainsi penché·es, en concertation avec les avocates et les autres associations plaignantes, sur diverses questions de droit international privé et de droit de l’environnement soulevées par l’affaire. Ils et elles ont dû s’adapter au calendrier judiciaire et parfois travailler dans l’urgence. Leurs contributions ont été directement utiles à la rédaction des dernières conclusions dans cette affaire, en première instance.
Depuis 2026
Les étudiant·es du réseau Mercator ont, de leur propre initiative, commencé à travailler sur le développement d’un contentieux pour exposer les fondements discriminatoires et arbitraires de décisions de rejet de visa, en particulier à l’égard de personnes venant du Sud Global. Ils et elles analysent les voies de recours disponibles à l’échelle internationale et les conditions substantielles que posent le dépôt d’une telle plainte.